Archive pour le mot-clef ‘impôts’

Subvention non soumise à TVA

Lundi 2 novembre 2009

Les associations qui perçoivent des subventions non imposables à la TVA ne sont pas dans l’obligation d’appliquer un prorata à TVA sur les droits à déduction.

La levée des incertitudes sur les droits de déduction de la TVA et ses implications pour la taxe sur les salaires

Bien souvent, les subventions de fonctionnement ou d’équilibre, les subventions perçues dans le cadre de conventions d’objectifs, ne remplissent pas les critères dégagés par la jurisprudence pour un assujettissement à la TVA.

Nb > Pour considérer qu’une subvention entre dans le champ d’application de la TVA, la jurisprudence établie du Conseil d’État exige que les prestations de service soient nettement identifiées ou identifiables pour les subventions contrepartie, et que le bénéficiaire ait souscrit des engagements précis quant à la nature des prestations ou quant au prix pour les subventions complément de prix.

tax1Néanmoins, auparavant, le non assujettissement à la TVA des subventions ne constituait généralement pas un avantage fiscal puisque, du point de vue de l’administration fiscale, il avait pour corollaire :
- un assujettissement en tout ou partie à la taxe sur les salaires ;
- une restriction au droit à déduction de la TVA par l’application d’un prorata.

Dans une instruction du 27 janvier 2006, l’administration fiscale tire les conséquences d’une décision de la Cour de justice européenne (CJCE) et revient sur sa doctrine en matière de droit à déduction à TVA.

Ainsi, une association, dont l’ensemble des activités sont soumises à la TVA, n’a plus à appliquer un prorata de TVA sur ces droits à déduction lorsqu’elle perçoit des subventions non-imposables à la TVA. Les incidences financières peuvent être très importantes pour certaines associations

Disparition du prorata de déduction pour les associations percevant des subventions non-imposables à la TVA

Auparavant, l’administration fiscale considérait qu’un organisme dont l’ensemble des activités est soumis à la TVA mais qui perçoit des subventions non-taxables devait appliquer un pourcentage sur ces droits à déduction (prorata de déduction).

Dans son instruction du 27 janvier 2006, l’administration est revenue sur cette position : ainsi, « les assujettis qui réalisent exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction sont autorisés à exercer intégralement la déduction de la taxe afférente aux dépenses utilisées pour les besoins de ces opérations […] même lorsqu’il est établi qu’ils ont supporté, pour la réalisation de ces opérations, des dépenses financées en tout ou partie par des subventions non imposables. »

Nb > L’exercice du droit à déduction n’est subordonné qu’au seul respect cumulatif des conditions issues des dispositions de l’article 271 du code général des impôts (CGI), selon lesquelles les dépenses doivent :
- être utilisées pour les besoins d’une opération économique réalisée à titre onéreux (opération imposable) ouvrant droit à déduction ;
- être justifiées par une facture comportant l’ensemble des mentions visées à l’article 242 nonies A de l’annexe II au CGI.

En revanche, l’administration rappelle que les assujettis qui, au sein de leurs opérations situées dans le champ d’application de la TVA ne réalisent pas exclusivement des opérations ouvrant droit à déduction, ont la qualité de « redevable partiel » (assujetti qui réalise certaines opérations exonérées de TVA comme la formation professionnelle continue ou les services rendus exclusivement aux membres par certaines associations). Ils restent soumis à l’application d’un prorata de déduction.

Nb > Il est précisé que, pour les redevables partiels, les commentaires de l’instruction 3 CA-94 du 8 septembre 1994 relatifs à l’inscription ou à la non inscription des subventions au dénominateur du prorata demeurent applicables.

Télécharger L’instruction

Copyright CAGEC GESTIONLegiculture.fr

Option des impôts sur le revenu en faveur des sociétés

Mardi 6 octobre 2009

Le décret n°2009-116 du 30 janvier 2009 permet aux SARL, SAS et SA non cotées, créées depuis moins de 5 ans et employant moins de 50 salariés, d’opter pour le régime des sociétés de personnes, ou, en d’autres termes, l’imposition du résultat au nom des associés.

Auparavant, toutes les sociétés, sauf les SARL sous certaines conditions, étaient soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 33,33 %.

Cette option pour une imposition des bénéfices à l’impôt sur le revenu ne peut être réalisée qu’avec l’accord unanime des associés, et doit être formulée en utilisant le modèle établi par l’administration. Ce document doit préciser la date d’ouverture du premier exercice couvert par l’option, la liste des associés présents à cette date, ainsi que la dénomination sociale et l’adresse du siège de la société.

Le formulaire signé par l’ensemble des associés sera ensuite adressé au service des impôts dans les 3 premiers mois de l’exercice au cours duquel l’option doit s’appliquer.

Celle ci est valable pour 5 exercices, et implique de joindre chaque année à la déclaration de résultat un état établi par l’administration, et qui confirme le respect des conditions requises.

MyFacture, facturation en ligne pour TPE, PME, indépendants et autoentrepreneurs

Impôts : la France championne du monde toutes catégories

Vendredi 3 avril 2009

Les français n’arrêtent pas de râler sur leurs impôts et ils semble bien qu’ils aient raison :-) Selon le classement de la pression fiscale établi par Forbes Asia pour 2009, la France est championne toute catégorie.

Avec 167,9 points, c’est de loin le pays ayant le régime fiscal le moins accueillant.

Pour établir son tableau, le magazine a additionné, pour chaque pays, les impôts sur les sociétés et sur le revenu, les charges patronales et salariales et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Ce calcul permettrait de déterminer si le pays est plus ou moins attrayant pour les talents et les capitaux. Sur les 50 pays du monde présents dans le classement, la France arrive première avec un impôt sur les sociétés de 34,4 %, un impôt sur le revenu de 52,1 %, des charges patronales de 45 %, des charges salariales de 14 % et une TVA de 19,6 %.

Une pression qui, malheureusement, n’encourage pas toujours les créateurs d’entreprise…

MyFacture, facturation en ligne pour TPE, PME, indépendants et autoentrepreneurs