Archive pour la catégorie ‘Fiscalité’

Un regain d’optimisme se profile enfin chez les dirigeants d’entreprises

Lundi 19 octobre 2009

Le plus fort taux d’optimisme enregistré depuis les 3 dernières années remontait à l’été 2007 pour les TPE/PME selon le baromètre trimestriel de l’ordre des experts comptables. La fin d’année 2008 montrant plutôt une forte baisse de régime dans la perception de la situation économique de tous les secteurs d’activité.

La situation des entreprises étant généralement restée stable depuis 3 mois, les chiffres et les dernières prévisions montrent une timide et inégale remontée du marché après avoir enregistré une très sensible dégradation l’année précédente. Les dirigeants de TPE/PME se montrent enfin assez confiants pour les 6 mois à venir, bien que seuls 15 % d’entre eux envisagent des investissements. Les prêts, selon une majorité d’entre eux, se révélant difficiles à obtenir.

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Cette attitude n’incite pourtant pas les chefs d’entreprise à recruter de nouveaux salariés: 75 % d’entre eux préfèrent ne pas l’envisager à court terme, malgré le « dispositif zéro charges » pour les TPE (0 à 9 salariés) qui est un coup de pouce pour soutenir l’activité et l’emploi dans les petites entreprises Françaises, dont le principe est l’exonération de charges patronales pour les TPE.

Ce dispositif zéro charges est une aide forfaitaire instaurée dès le début de l’année 2009 pour toute embauche réalisée au niveau du SMIC. Le décret 2008-1357 du 19 décembre 2008 permet de compenser la totalité des charges patronales induites par le recrutement, l’année suivante, et prolongée jusqu’au 30 juin 2010, de nouveaux salariés dans les TPE. Cette est ensuite dégressive, jusqu’à 1,6 du SMIC, que le contrat soit un CDI, un CDD de plus mois, ou qu’ils soient à temps plein ou partiel.

Le système fonctionne en donnant droit à une rémunération de l’état concernant les embauches comptabilisées à partir du 4 décembre 2008, concernant les gains et rémunérations versés aux salariés de l’entreprise sur l’année 2009. (L’effectif des salariés du mois est déterminé en fonction du nombre de salariés titulaires d’un contrat de travail,absents inclus, le dernier jour de chaque mois.).

La totalité des cotisations à la charge de l’employeur (code de la sécurité sociale, article L241-13) font l’objet d’une réduction, calculée sur la base du produit de la rémunération mensuelle brute et d’un coefficient déterminé par application d’une formule fixée par décret.

A ce jour, selon le site de l’APCE, 500 000 embauches ont été réalisées grâce au dispositif zéro charges.

Il faut savoir qu’une inscription préalable auprès de l’URSSAF est obligatoire afin de s’acquitter des charges sociales; la demande peut ensuite être retirée dans les agences pôle emploi, ou téléchargée directement sur le site. L’aide accordée sera versée durant un an initialement, et prolongée jusqu’en juin 2010, tant que les salariés concernés restent dans l’entreprise et sous réserve que le document d’actualisation soit rempli et adressé chaque fin de trimestre au Pôle Emploi.

Cette aide ne peut donc pas être considérée comme une exonération à part entière mais représente plutôt une aide à l’embauche sous conditions au même titre que le CIE (Contrat Initiative Emploi) dont le tableau comparatif avec le dispositif zéro charges a été dressé par La mission locale et le PAIO.

Bien que les études d’opinions et les études sur le moral des entrepreneurs ne reflètent pas exactement la réalité du terrain, la croissance de la production industrielle et du service à la personne, (secteurs pourvoyeurs d’emplois) sont depuis peu bien réelles, ce qui laisserait présager d’un redressement général de la situation financière des entreprises en 2010.

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Mission des prêts participatifs de développement OSEO : relancer la croissance des entreprises

Jeudi 15 octobre 2009

Dans le cadre du plan d’aide de 2 milliards d’euros pour encourager l’investissement des PME, la moitié des fonds débloqués par l’état revient à Oséo, qui accorde des aides aux PME sous forme de contrat de développement participatif .

En règle générale, les prêts participatifs, créés en 1983 par l’état Français qui souhaitait renforcer les capitaux propres des entreprises récemment nationalisées sans céder de droit de vote, étaient émis uniquement par les sociétés du secteur public, les sociétés coopératives et les compagnies d’assurance.

Accordés par les banques, les sociétés commerciales ou l’état, sous formes directe et indirecte et pour de longues durées, leur rémunération est composée d’une partie fixe et éventuellement d’une partie variable. Une limitation des garanties demandées peut être accordée en contrepartie d’une participation aux bénéfices, le prêteur devenant ainsi un créancier de dernier rang, les détenteurs n’étant désintéressés qu’après remboursement de toutes les créances.

La crise de 2008 relance les prêts participatifs, qui étaient passés aux oubliettes dans les années 90 : ils servent dorénavant de support aux prêts de l’état, aux entreprises en difficulté et aux interventions d’Oséo.

Oséo contribue depuis 2005 au lancement des projets d’entreprise grâce aux prêts participatifs d’amorçage, aux prêts pour les entrepreneurs individuels et ceux dans les ZFU, mais facilite aussi les apports en trésorerie, les crédits à court terme, les avances pour les marchés, et souhaite grâce à ce plan en faveur des PME et ETI (entreprises de taille intremédiaire), « aider les entreprises de croissance qui ont de véritables projets d’investissement, et qui veulent repartir d’un bon pied, à profiter de la reprise qui se profile », selon le PDG d’Oséo, François Drouin.

La formule de Prêts participatifs de développement mise en place par Oséo privilégie les TME-PME de plus de 3 ans, l’objectif étant de les accompagner dans leurs projets de croissance et renforcer leur structure financière.

Les avantages de ces prêts participatifs sont le caractère semi-variable des intérêts, la flexibilité de remboursement en fonction des flux de trésorerie et l’accès à des capitaux pouvant être considérés comme des fonds propres. La durée de ces prêts peut varier entre 5 et 7 ans, sans garantie ni caution réelle ou personnelle du dirigeant.

Les modalités des conditions préférentielles de taux sont à la disposition de chacun sur le site d’Oséo.

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Pénalités pour le paiement tardif des factures

Jeudi 30 juillet 2009

Depuis la loi du 15 mai 2001, la facture doit notamment mentionner le taux des pénalités exigibles le jour suivant la date de règlement ; ces pénalités sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire.

L’application de ces nouvelles règles posait problème sur le plan fiscal.

En effet, compte tenu de la réglementation comptable et fiscale, le non-respect par le client des délais de paiement faisait naître une créance au profit du vendeur ou du prestataire. Cette créance devait être prise en compte dans les résultats de l’exercice au cours duquel intervenait le défaut de règlement de l’opération même en l’absence d’encaissement des sommes.

Or, dans la majorité des cas, les entreprises ne réclament pas à leur client le paiement effectif de ces pénalités. Un fournisseur ou un prestataire aurait donc pu être imposé sur des produits qui ne lui auraient pas été versés en définitive.

Afin d’éviter qu’un fournisseur ou un prestataire puisse être imposé sur des produits qui ne lui seraient pas versés, un dispositif transitoire qui expirait au 31 décembre 2004 avait été instauré.

La loi de finances pour 2005 pérennise ce dispositif : les pénalités de retard afférentes à des créances et dettes nées à compter du 1er janvier 2005 sont fiscalement rattachées à l’exercice de leur paiement chez le client et de l’encaissement chez le fournisseur.

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Impôts : la France championne du monde toutes catégories

Vendredi 3 avril 2009

Les français n’arrêtent pas de râler sur leurs impôts et ils semble bien qu’ils aient raison :-) Selon le classement de la pression fiscale établi par Forbes Asia pour 2009, la France est championne toute catégorie.

Avec 167,9 points, c’est de loin le pays ayant le régime fiscal le moins accueillant.

Pour établir son tableau, le magazine a additionné, pour chaque pays, les impôts sur les sociétés et sur le revenu, les charges patronales et salariales et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Ce calcul permettrait de déterminer si le pays est plus ou moins attrayant pour les talents et les capitaux. Sur les 50 pays du monde présents dans le classement, la France arrive première avec un impôt sur les sociétés de 34,4 %, un impôt sur le revenu de 52,1 %, des charges patronales de 45 %, des charges salariales de 14 % et une TVA de 19,6 %.

Une pression qui, malheureusement, n’encourage pas toujours les créateurs d’entreprise…

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Plafonnement des exonérations de charges en ZFU

Vendredi 30 janvier 2009

Jusqu’à maintenant, les ZFU représentaient un sorte d’Eldorado en proposant une exonération de cotisations patronales, jusqu’alors non-plafonnées. Mais à compter du 1er Janvier 2009, la fête est finie :

Le très controversé article 82 de la loi de finances pour 2009 sur l’exonération de charges des PME en ZFU, supprimé par le Sénat le mois dernier, est finalement revenu par la petite porte, en commission mixte paritaire. Le nouvel article 190 de la loi du 27 décembre 2008 remet en cause l’une des principales incitations fiscales des ZFU : l’exonération des charges sociales sur les salaires supérieurs à 1,4 fois le salaire minimum. L’article introduit un système dégressif : à partir du 1er janvier 2009, le montant de l’exonération décroît au-delà du seuil de 1,4 Smic, jusqu’à s’éteindre lorsque la rémunération atteint un seuil de sortie, fixé à 2,4 fois le salaire minimum en 2009 puis 2,2 en 2010 et 2 Smic en 2011. (source : Localtis)

L’Etat plaide qu’un tel resserrement du dispositif « concentre l’intervention publique sur les salaires les moins élevés et favorise ainsi le recrutement de salariés, initialement moins qualifiés, pour lesquels une aide à l’embauche peut constituer une incitation réelle à la création d’emploi »

Cependant on peut craindre deux effets pervers. D’abord une incitation pour les patrons à resserrer les salaires pour rester sous le seuil d’exonération. Ensuite un moindre intérêt du dispositif pour les entreprises à main d’oeuvre très qualifiée, en risquant de s’éloigner du but initial, à savoir redynamiser les quartiers.

On risque donc de ne plus voir en ZFU que des entreprises spécialistes du bas salaire (call-centers par exemple). Et c’est bien dommage…

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