On l’attendait avec impatience et le voici : le nouveau régime de l’auto-entrepreneur, ultra simplifié, est applicable depuis le premier janvier.
Pour ceux qui auraient raté la nouvelle, voici un petit récapitulatif de ce dispositif censé permettre à tout-un-chacun de gérer une mini-entreprise.
Qu’est ce qu’un auto-entrepreneur ?
Ce peut être un salarié, un retraité, un demandeur d’emploi, un étudiant, un fonctionnaire ou une personne sans activité… Bref, presque tout le monde !
Devenir auto-entrepreneur permet d’exercer une activité professionnelle indépendante complémentaire.
Ce régime permet :
- de bénéficier de formalités de création d’entreprise allégées
- d’accéder à un régime social simplifié
- et, le cas échéant, de prétendre à un régime fiscal simplifié et à une exonération de taxe professionnelle
A qui s’adresse ce régime ?
Ce régime s’adresse à toute personne qui souhaite entreprendre une activité commerciale ou artisanale dont le chiffre d’affaires ne dépassera pas :
- 80 000 euros HT pour une activité dont le commerce principal est de vendre des marchandises, des objets, des fournitures ou des denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir un logement (hôtellerie, location de meublés…)
- 32 000 euros HT pour les prestataires de services
L’activité peut être mixte (vente de marchandises et prestation de services par exemple).
Dans ce cas, le chiffre d’affaires global annuel ne doit pas excéder 80 000 euros et le CA annuel afférent aux activités de services ne doit pas dépasser 32 000 euros.
Comment se déclarer auto-entrepreneur ?
Une simple déclaration d’activité sur internet (www.lautoentrepreneur.fr) ou auprès du CFE compétent sera suffisante pour démarrer l’activité.
L’auto-entrepreneur est dispensé d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers (RM).
De la même manière, l’auto-entrepreneur pourra arrêter très facilement son activité par une simple déclaration.
Comment fonctionne le régime social simplifié ?
L’auto-entrepreneur déclare et règle, chaque mois ou chaque trimestre, ses cotisations sociales dont le montant est proportionnel au chiffre d’affaires réalisé.
Ses cotisations sociales sont égales à 12% du Chiffre d’Affaire Hors Taxe pour une activité de vente de marchandises et d’hôtellerie-restauration, et de 21,3 % du Chiffre d’Affaire Hors Taxe pour les autres activités.
Ces montants doivent être confirmés par décret.
Grâce à ce régime, l’auto-entrepreneur connaît immédiatement le montant définitif de ses charges sociales et évite ainsi le mécanisme des cotisations provisionnelles régularisées l’année suivante.
Et fiscalement, comment ça se passe ?
L’auto-entrepreneur est soumis au régime fiscal de la micro-entreprise.
Il est soumis à l’impôt sur le revenu selon deux modalités :
- soit son revenu professionnel est déterminé d’une manière forfaitaire puis soumis au barème progressif de l’Impôt sur le Revenu (IR)
- soit il opte pour le versement fiscal libératoire de l’IR si son revenu fiscal de l’avant-dernière année ne dépasse pas certaines limites.
Dans ce cas, il déclare et règle entre 1 et 2,2% de son CA selon l’activité exercée.
Et si l’activité se développe ?
L’auto-entrepreneur devra demander son immatriculation au RCS ou au Répertoire des Métiers si son CA dépasse les seuils fixés pour ce statut.
Par ailleurs, l’auto-entrepreneur continuera à bénéficier du régime social simplifié et le versement fiscal libératoire jusqu’à la fin de l’année suivante.
Mots-clefs : auto-entrepreneur, micro-entreprise

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[...] entreprises créées en France en janvier (une augmentation de 35% par rapport à décembre), le nouveau statut de l’autoentrepreneur semble intéresser beaucoup de créateurs [...]
Bonjour
Je souhaite creer une auto entreprise dont l’activite sera la cuisine à domicile dans quel activite se situe commerciale ou artisanale ?
Merci
A priori je dirais prestations de service, mais ça vaut le coup de vérifier sur le portail de l’autoentrepreneur
Bonjour, je souhaite créer une auto entreprise dont l’activité sera l’assistance et le dépannage informatique à domicile. Je souhaite également m’inscrire auprès de la DDTE pour obtenir un agrémént d’aide à la personne. Concernant cette prestation de service puis je procéder à des remplacements de pièces ou dois je créer une auto entreprise pour pouvoir procéder au remplacement de pièce si nécessaire et une auto entreprise pour les services d’aide à la personne? Merci
Vaste débat ! A priori je dirais que ça dépend du volume de facturation concerné par ces pièces. Si la part est faible, je pense que vous pouvez être autoentrepreneur en services… Si c’est la majorité (ex: vous montez des PC pour vos clients), vous devriez choisir une activité commerciale…
En tout état de cause, il semble peu pertinent de créer deux structures…
Si vous avez vraiment l’intention de développer ces activités conjointement, préférez une structure solide qui vous permette de tout faire (EURL, SARL…).
Si, au contraire, vous y allez « pour voir », prenez un statut d’autoentrepreneur et tenez vous en à l’activité réellement déclarée… En tout cas, je ne pense pas que vous puissiez cumuler deux statuts d’autoentrepreneur dans deux activités différentes (mais je ne suis pas expert, ça reste à vérifier).